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 Take a chance on me [R.]

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James Hooner
SEXY KNIGHT | Paint the ground with flowers. Draw your eyes with stars.
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MessageSujet: Take a chance on me [R.]   Dim 25 Jan - 17:41

Un jour, impossible de dire où, quand, comment, ni même pourquoi - la mémoire a ses raisons que la raison ignore, n’est-ce pas -, James s’était mis en tête que la résistance de Juddi était peut-être le fruit de désirs inavoués, de besoins insatisfaits. Peut-être était-elle romantique. Peut-être même accordait-elle un grand rôle à, vous savez, tous ces trucs superstitieux là, inventés par des commerciaux tout droit sortis de la célébrissime école ‘j’arnaque donc je suis’, puis mis en vente avec un titre des plus accrocheurs genre « le baume de l’amour », bref, un amas de conneries à 60 dollars pièce - si ce n’est plus - vous promettant de faire rappliquer l’élu(e) de votre cœur, illico presto. Après tout, Juddi était une femme. Il ne fallait donc pas - surtout pas - sous-estimer son degré de naïveté.

Il en était donc arrivé, après moult pérégrinations intérieures hein, à une conclusion là encore hypopeut-êtretique puisqu’il s’était dit qu’elle était peut-être une adepte du jeu du « je t’aime, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout », vous savez, avec les marguerites. Ok. Ça faisait un peu beaucoup de ‘peut-être’ mais ma foi, il ne voyait rien d’autre qui puisse justifier cette attitude, ce déni constant. James n’avait pour ainsi dire que des atouts, physiques comme moraux, à part peut-être ce manque perpétuel de modestie, et ah oui, à part peut-être - aussi - cette manie de ne jamais baisser la lunette des chiottes, mais aucun mec ne fait ça. Alors oui, il était en droit de se poser des questions, de reprendre - à sa sauce - la formule d’un grand poète français : pourquoi se taper des bières (les autres) quand on peut choper la bouteille de vodka (lui) ?

Pour éviter de prendre la moindre prise de risque - le Destin a rarement joué en sa faveur voyez-vous -, Hooner avait décidé de lui donner une fleur à quatre pétales, histoire d’être sûr qu’elle tombe sur le « à la folie ». Héhé, pas folle la bête. Il se souvenait avoir étudié ça à l’Université - les fleurs hein, pas le jeu - ou du moins, il se souvenait d’une plante magnifique dotée de cette caractéristique là et nommée Brassicaceae. Certes, il aurait pu prendre une marguerite et ne laisser que quatre petites pétales se battre en duel mais non, il préférait de loin se compliquer la vie. Sauf qu’il n’avait plus la moindre idée du climat que ce genre de plante supportait ni de l’endroit où se la procurer, autant d’éléments absolument nécessaires pour la cultiver. Il avait donc pris le chemin de la Bibliothèque, espérant intimement trouvé réponse à toutes ces questions.

James monta deux à deux les marches le menant à la Bibliothèque puis montra bêtement sa carte d’adhérant, à l’entrée. La vieille - qui remplaçait Chris’ de temps à autre - l’observa méticuleusement, perplexe, ne sachant que trop dire : avait-elle affaire à un couillon qui se foutait d’elle ou à un malade mental ? Ni l’un ni l’autre en fait, James avait - juste - toujours rêvé de sortir sa carte genre inspecteur de police ou agent du CIA. Voilà, c’était chose de faîte. Avant même qu’elle ait pu lui dire quoique ce soit, il s’éclipsa, direction le rayon botanique. Là, il trouva un livre qui lui sembla, au premier abord, correct et entreprit donc de le feuilleter. Il s’allongea par terre, sans la moindre gêne car oui, James n’aimait pas s’installer sur les tables, à côté des bigleux, losers et autres débiles. Bien trop absorbé par sa lecture, il ne remarqua même pas la présence de quelqu'un d’autre. Sauf bien sur quand il entendit un raclement de gorge significatif et que son regard détecta deux jambes, là, juste sous son nez.


« Juddi ! » s’exclama t-il l’air de rien bien que sa surprise soit totale. Il referma immédiatement son bouquin - ce n’était que partie remise - et se leva, histoire d’être à sa hauteur. « Je crois que tu t’es trompée. Le rayon ‘magazines féminins’ c’est à l’entrée. » Et paf. Il aurait peut-être mieux fait de la garder pour lui, cette réplique machiste et mesquine. Quoique. Ça n’en rendait la chasse que plus difficile, et donc, que plus intéressante.

My head is a box full of nothing and that's the way I like it.
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Juddi Rockefeller

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MessageSujet: Re: Take a chance on me [R.]   Lun 26 Jan - 15:50

Juddi et les hommes. Les hommes et Juddi. C'est une grande histoire qui perdure depuis plus de cinq ans déjà. Rien que des parties de jambes en l'air, rien que ça. Oui, la jeune Rockefeller n'a jamais été quelqu'un de très romantique, elle est totalement différente de toutes ces jeunes femmes qui s'évertuent encore à croire au Prince Charmant qui les emmènera sur son beau cheval blanc. Et puis quoi encore ? Non, bien sûr. Pour Juddi, c'estt un homme différent tous les soirs. Ou presque. Il faut bien se reposer et penser à autre chose. Elle n'irait pas jusqu'à dire qu'elle se considère comme une nymphomane, mais ça pourrait s'y rapprocher. Elle n'a jamais cherché à avoir une relation sérieuse avec un homme. A vrai dire, ça ne lui est même pas passé par la tête. Tous les hommes qui ont eu le privilège de passer sous ses draps n'ont plus jamais entendu parler d'elle par la suite. De son côté, elle n'a pas cherché à avoir de leurs nouvelles. Nous n'allons tout de même pas jusqu'à dire qu'elle a passé une nuit torride avec tous les habitants de l'île.

Et oui, elle n'a pas plus d'estime que cela pour ces hommes-là. Excepté trois d'entre eux qu'elle respecte énormément. Avec qui - bien évidemment - elle n'a jamais couché et ça ne lui est d'ailleurs jamais passé par la tête. Bobby, Maestro et James. Bobby est son aîné, n'allez pas imaginer des choses complétement tordues. Il est juste question de respect et d'amour fraternel. Rien de plus. Puis, il y a Maestro qui n'est autre que son meilleur ami depuis trois ans déjà et sans lequel elle ne pourrait survivre, ne serait-ce qu'une journée. Et enfin, Hooner. LE James Hooner. Celui qui ne cesse de lui courir après, enchaînant les propositions indécentes, les propositions malsaines et ainsi de suite... qu'elle ne fait que rejeter. C'est un ami, rien de plus, rien de moins. Trois ans qu'ils se connaissent, trois ans qu'il s'évertue à l'avoir rien que pour lui, l'espace d'une nuit.

On ne sait pourquoi ni comment, mais Juddi se surprit à emprunter le chemin qui menait à la bibliothèque municipale. Allez savoir. Peut-être qu'au fond, elle espérait y trouver James. Peut-être. Elle était passée à la Pépinière, lieu de travail de cet énergumène Hooner, mais il n'y était pas. Ce qui voulait certainement dire qu'il se trouver à la bibliothèque. Oui, en trois ans, elle avait appris à le connaître, à discuter - ce qui était parfois, voire souvent, bien difficile avec lui - mais ça n'était jamais allé plus loin. Et ça n'irait pas plus loin. Elle avait été plus que claire avec lui sur ce point. Juste des amis. Ils n'étaient que des amis. Qui - certes - passaient beaucoup de temps ensemble, mais juste des amis.


« Très amusant Hooner. Très amusant. Oh mais oui, attends! Je suis passée par là-bas tout à l'heure, en espérant t'y trouver, mais à ma grande surprise, tu n'y étais pas. » C'était devenu tout un automatisme. Il lui lançait des piques, essayait de la déstabiliser, de la mettre en rogne et elle répliquait, elle ripostait pour ne pas qu'il obtienne satisfaction. « Qu'est-ce que tu fichais allongé par terre ? Tu vois ça, c'est une table et à côté, c'est une chaise. On ne t'a jamais appris à te conduire comme quelqu'un de civilisé ? Tu es dans une bibilothèque municipale, voyons! » Elle jeta un rapide coup d'oeil au livre qu'il avait refermé sitôt qu'elle était apparue dans son champ de vision. Il avait souvent des attitudes que l'on pourrait qualifier d'étranges, mais il ne fallait pas chercher très loin, c'était du James tout craché. D'ailleurs, il lui arrivait de se demander s'il se comportait de la même manière avec les autres jeunes femmes. « Quoi ? Qu'est-ce que tu regardes ? » On ne pouvait pas les changer.
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James Hooner
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MessageSujet: Re: Take a chance on me [R.]   Lun 26 Jan - 19:31

Il y avait en tout et pour tout trois parfums capables de tourmenter l’âme de notre horticulteur, âme pourtant récompensée trois fois aux Oscars pour son incroyable sérénité, trois parfums capables de le faire littéralement régresser jusqu’à un stade proche de celui de l’homme des cavernes - encore qu’on se demande parfois s’il l’a réellement quitté un jour, preuve en est, James s’allonge toujours par terre comme si c’était chose naturelle - et où son langage se réduirait soit à un métaphorique « wagadoudou-moi-vouloir-bières-et-sexe » soit, dans le meilleur et fort heureusement dans la plupart des cas, à une incroyable montée de testostérones et à une baisse conséquente de son sens de la répartie.

Première odeur donc, celle de sa sœur, d’ailleurs il n’a jamais compris pourquoi ce ‘sucracidulé’ lui faisait tant d’effets, après tout, c’est quand même sa sœur ; du coup il se rassure en se disant qu’il n’a encore jamais été question d’inceste entre eux. Deuxième odeur, celle des hortensias, peut-être est-ce d’ailleurs la raison pour laquelle il a surnommé Samantha ainsi - à fleur préférée, amie préférée -, enfin, dernière odeur, celle de Juddi Rockefeller, un savant mélange entre agressivité, aigreur et provocation. Avec un côté farouche, bestial, lui rappelant perpétuellement ses premiers instincts de mâle à savoir la chasse. Car pour tout lion qui se respecte, y-a-t-il vraiment quelque chose de plus désirable qu’une gazelle forcenée ?


« Les tables peuvent avoir des millions d’autres fonctions tu sais » fit-il en ignorant totalement ses petits remarques acerbes. « D’ailleurs je t’attendais pour expérimenter l’une d’entre elles. » Il marqua volontairement une légère pause, profitant de son ascendant - lui seul avait conscience de la connerie qui franchirait bientôt le seuil de sa bouche -, avant de conclure, le sourire jusqu’aux oreilles. « La fonction lit. »

Et c’était pour ainsi dire comme ça toute l’année : chaque fois qu’ils se voyaient, James relançait le sujet d'un 'toi+moi' uniquement sexuel - l’espoir fait vivre n’est ce pas - jusqu’à ce que Juddi lui fasse comprendre très clairement - encore que ça ne le soit jamais assez puisque depuis leur toute première rencontre, James n’a jamais cessé de lui faire des avances - qu’elle ne voulait rien de lui ni maintenant ni… bah, jamais, en fait. Naturellement, le comportement de la jeune femme le faisait enrager au point parfois de le faire agir comme un gamin de 5 ans : bras croisés, air boudeur, répliques sans réel intérêt genre « mais pourquoi eux et pas moi ? ». Mais il n’avait jamais cru un seul instant à son excuse du « je préfère qu’on soit amis » parce que non, bordel, ça c’était l’excuse bidon que les filles adoraient sortir aux mecs tout aussi bidons, pour pas les blesser ou un truc dans le genre - il l’avait lu dans Cosmopolitan - et que, bien entendu, lui ne faisait aucunement parti de cette catégorie là. Donc il y avait autre chose. Mais quoi ?

« Moi ? » dit-il avec un air faussement innocent, alors qu’elle lui demandait - avec sa non-douceur habituelle - ce qu’il regardait. « Toi. » Il ne la quitta pas des yeux, comme s’il y voyait là l’objet d’un défi, mais en profita pour ranger discrètement son livre. Il l’avait vu lorgner dessus. « C’est mon métier de m’occuper des plantes vénéneuses. Et puis à vrai dire, y’a pas grand-chose d’autres à regarder. » Du tact ? Bien sûr qu’il en avait. Mais il se gardait bien de l’utiliser avec Juddi. Cette tigresse n’avait que ce qu’elle méritait : une cuillère à soupe de taquineries, une cuillère à café de provocation et quelques gouttes de méchancetés gratuites.

« En fait, » reprit-il subitement - ça sentait un peu trop le roussi - en la prenant par les épaules puis en l’entraînant dans un autre rayon. « Je constate que plus le temps passe et plus le ‘petit pissenlit’ ressemble à une fleur épanouie. » Il s’arrêta et se tourna complètement vers elle, complètement absorbé par une de ses nombreuses théories florales. « Et quelle fleur normalement constituée rejetterait un jardinier, hein ? » la questionna-t-il, sans vraiment attendre de réponse, réponse qui de toute manière aurait assurément été contre lui. « Je pense vraiment pouvoir t’apporter l’engrais dont tu as besoin pour grandir, tu comprends ? » essaya t-il quand même. Sait-on jamais. Des fois que. Peut-être. Elle ait changé d’avis.
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